Fan des pieds!

Juin,
c'est bien,
ça rime avec foin.

Mais Juin c'est aussi
la vie en plein air
en slip
Mercredi 8 juillet 2009
       Mickaël Jackson est mort, c'est pas un scoop, et ma redevance télé me montre des obsèques. On s'en tampone le jambonneau.
Au début, d'accord, c'est bien gentil, on envoie des troupeaux de sourrires colgate dans le pays de la liberté (ndla : Ah Ah!) fraichement rapatrié de Teheran, faut dire vu comme on les fait raquer les millions de moutons il faut bien leur montrer où part leur blé qui leur fera défaut cet été.

"Alors Hugues qu'est ce que vous nous racontez de beau?
- Eh bien Huguette, ici des gens font la queue, certains ont même démissioné pour venir glander des heures sous la flotte pour pouvoir gribouiller un mot que personne ne lira de toute façon!
- .... Oui, c'est bien!"

Enfin, je dis ça mais ne zappez pas, ça sert à rien, l'information se divise en 3 catégories :
1 - l'info qui cartonne avant d'être passée à la télé, le super buscoop du moment, la mort d'un mec, de centaines, des émeutes, ...
2 - l'info de second plan, légèrement intéressante mais moindre face à la mort de gens, comme la suppression des calibrages des carottes et courgettes
3 - l'info qui sert à rien, qui nous gave, le bac, le brevet, la choucroute aux olives, etc...

L'info qui cartonne est dans tout les médias en même temps, l'info de second plan vascille de jour en jour et de chaîne en chaîne, et l'info inutile est propre au "reportage" des journaux télé crée pour attirer les boeufs.

De toute façon il est mort, une fois j'ai vu un mec se faire écraser par un tramway en Allemagne, personne n'a modifié sa programmation, pendant que j'écris cet article il doit y avoir quelques dizaines de viols, dont une partie concernant des mineurs, pourtant si l'autre n'était pas mort, il y aurait des films ce soir.

Voir tout ces gens chialer, hurler, se "ressourcer", devant le portail d'un inconnu ça me dépasse bien plus que les nuages. Je me rappel, au lycée, on avait eu un devoir à rendre en allemand sur ce qu'on pensait des fans et si on en était, après un effort surhumain j'avais réussit à sortir cinq ou dix lignes (j'ai toujours eu du mal avec le vocabulaire) qui avait tout de même ravient la prof "C'est conscit mais on comprend tout".
Etre fan c'est quoi? Admirer, aduler, une personne pour ce qu'elle crée, livres, musiques, films, ou autre. Mais être fan, c'est surtout arriver à intégrer une personne dans sa vie, dans ce qu'on fait, jusqu'à ce que cela soit totalement indispensable, au point de calquer sa propre vie sur celle de l'être adulé. Etre fan c'est une perte d'identité volontaire.

De toute façon je sais pas pourquoi je raconte tout ça, ras le bol médiatique sans doute, qu'ils crèvent tous en musique.
Par Martin Greere - Publié dans : Flai - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Samedi 4 juillet 2009
       L'abus de "Maltesers" est dangeureux pour la vie en communautée, la légèreté de ces boules faisant flotter l'estron dans la cuvette.

Ceci était un message du développement durable et de l'UFSBD.
Par Martin Greere - Publié dans : Vite fait - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Vendredi 3 juillet 2009
       Il commence a faire chaud, le chant des cigales traverse la fenêtre du bureau pour me parvenir. Tout les midi, un peu avant de remonter mon pantalon pour survivre à la température de la tuture, je me permet un petit bain de senteurs et musique qui rappellent et surtout appellent les vacances.

Encore une semaine.

Les joies de la vie en caleçon, de la grasse matinée, du vent et du soleil dans la tête, des siestes entre 14 et 17h. Ne pas oublier de débrancher son cerveau et de le laisser à la consigne d'une gare dans laquelle il n'y passe qu'un train par jour, s'en aller, perdre la clef tant qu'on y est. Les soucis c'est pas des vacances.

Encore sept jours.

La voiture, du son à fond de fond, j'appuie et freinerai plus loin, ailleurs dans l'inconnu, à l'étranger, tapas, morue, spaghetti, fish 'n chips, saucisse, etc.... Ploum, ploum, ploum... Ca sera toi au bout de trois... Un ... Deux ... Trois .... (Je dirais le résultat au retour).

Juste 168 heures.

La délivrance, le monde en couleur, les nuages dans les tiroirs et basta!

Par Martin Greere - Publié dans : Jour - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Dimanche 28 juin 2009
La nymphette et le shaolin


L'histoire qui suit est tirée de fait réels, le noms des personnages a été modifié pour préserver leur identité (de toute façon je ne connais pas leurs noms)

       Une nuit de juin 2009, celle du 27 au 28 pour être plus précis, une légère brise s'était levée durant la journée, et pourtant le son du Sénégal s'évadant du parc parvenait à mes oreilles et commençait à contaminer mes jambes.
Une omelette aux courgettes - c'est pas dégueux - et un verre d'eau plus tard, me voilà dressait sur mes vaillantes guiboles qui me transporte partout sur Terre, à contempler des femmes en boubou bouléguer à un rythme endiablé, petit égarement dans la tribu des fesses magiques.
Etre debout c'est bien, mais ça fatigue le dos quand même, une idée me vînt, s'accouder au bar ça soulage le dos, allez on va vérifier.

La bienséance m'interdisant formellement de me rendre dans un lieu de consommation sans le sou, me conduit au distributeur, et de là entendre des applaudissement couplés à la musique me conforta dans mon idée de m'accouder.

Je crois qu'il était 23h, et c'était moyennement calme, le son à fond de fond comme à la maison, et plein de gens pas comme à la maison. Les applaudissements venaient peut-être du disque après tout.

Je ne sais pas trop comment ni pourquoi, mais le patron à d'un coup décidé de faire venir toute la tablée du fond sur la route devant l'enseigne pour les faire danser un genre de casatchok revisité, pas facile pour dire bonjour au gens mais bon j'aurais essayé.
En fait plus tôt dans l'après-midi une petite troupe de danse était venu faire un petit spectacle devant le bar, puis ils ont mangé là et continué à danser, petit à petit d'autre s'y sont mis.
On se serait cru dans une pub pour café liégeois avec tout le monde qui danse dans tous les sens, ensemble ou tout seul, dans un trip, ou dans un autre, voir dans aucun, acteur ou spectateur en tout cas tout le monde regardait.

Au milieu de ce fatras de gens heureux ou juste content de bouléger ensemble, chacun avait son style propre, rigide ou plus souple, et même déjanté. La légère brise s'intensifiait, mais tous étaient plus fort que le vent.
Il y avait cette femme en robe bleue qui avait sans doute plus d'un coup dans le nez, et malgré ou grâce à ça, une fluidité et une souplesse dans ses mouvements, comme si le vent la faisait danser, un rythme ininterrompu sauf par la fatigue au bout de la nuit. Elle avait pas si bu que ça en fait, vu qu'elle a rembarré plusieurs mecs, ou alors elle est lesbienne, va savoir.

Dans un tout au style, un rondelet bonhomme avec les cheveux en arrière pratiqué l'art issus du monastère de la jeune forêt avec aisance et lourdeur, le bedon le ralentissant, il avait bu aussi. En même temps à cette heure-ci tout le monde avait bu.

Le final, on ne sait pourquoi, un chorégraphe de passage nous fit marcher au pas sur le macadam en rang, puis 2 par 2, encore en rang, faire des ronds, ça venait vraiment de nul part.

Ca faisait longtemps que je m'étais pas autant amusé alors que j'avais pas prévu de m'amuser.
Par Martin Greere - Publié dans : Nuit - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Vendredi 26 juin 2009
       A l'instar de l'andouillette, la branlette n'est en rien une gâterie culinaire des pays froids, mais bel est bien un concept de glandouille extrême apaisant pour le corps et l'esprit, pas forcément pour les congénères qui nous entourent, mais au moins pour l'initié.

Certains voient cet aspect de l'être comme une dégénérescence de l'homme, qui pourrait conduire l'humanité toute entière à sa perte par le biais de son cousin le je-m'en-foutisme surtout. Quand je dit "cousin", entendons nous bien, le je-m'en-foutiste convaincu et pratiquant se rapprocherait plutôt d'un intégriste suivant la noble voie du "je m'en branle", mais les déviances, attirances, envies et tentations sont nombreuses ici bas, et la limite entre deux est souvent - pour ne pas dire toujours - floue.

Là où la branlette supplante le je-m'en-foutisme est qu'il s'agit d'un moment et non d'une croyance, un peu comme le français et le francophile étranger. L'un le vit tous les jours et ça lui devient banal, l'autre s'en réjouit à l'occasion.

La branlette sert à décompresser, à évacuer un stress naissant de tout son corps, des cheveux aux orteils, peut-être une future "médecine parallèle" enseignée et pratiquée en terrasse un pastaga dans la main à zieuter le ciel et n'y voir aucun nuage.

Tout de même, il faut faire attention, comme toute chose dans la vie, point trop n'en faut, la légumisation n'est pas l'objectif de cette thérapie du pauvre, à consommer avec modération et après avis de spécialistes.
Par Martin Greere - Publié dans : Vite fait - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Que se pastis?!

"Mon nom est Sadi-Chan, la torture est ma passion!!"

Source : One Piece chapitre 531

Poumpetitpoum

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