Floaïtionnaire

branlette =
ne rien faire
avoir la quequette =
aprécier énormément une chose
se tamponner le jambonneau =
s'en foutre royalement
ça me dépasse bien plus que les nuages =
je ne comprend vraiment pas du tout
à fond de fond =
au maximum
les nuages dans les tiroirs =
oublier les soucis
...
..
.

 

 

 

 

Je te trouverais!

Fan des pieds!

Allez zoù, l'entretien est finit
Allumage de la chaudière programmé
Pertes financières estimées
Disquettes de rêves de soleil insérées
Mercredi 20 mai 2009
       Je suis amoureux, dis comme ça c'est cucu, et je préviens tout de suite pour ceux qui lisent ce blog et me connaissent en vrai, c'est pas une personne, pas de fausse joie, je suis jeune.
En fait c'est une chose, mais pas quelque chose de palpable, plutôt comme une réalisation, comme être amoureux d'un discours, c'est du vent, ben là c'est pareil.

Enfin, amoureux.... c'est surtout pour rendre l'article intéressant, sinon, d'un coup ça tombe et c'est flasque et mollasson, un peu comme popole après plusieurs saillies à la suite.
Donc, l'amour, non, pour être plus réservé et pudique je dirais que c'est quelque chose qui m'a bien plût, surtout à regarder.
Non c'est pas un film de boule, avec des chinois qui compte, rien à voir!

En fait, je ne dormais pas, le marchand de sable avait tracé tout droit au rond point, et je l'attendais en position horizontale devant la télé, a zapper sur le bouquet hertzien.
Et par hasard, je me suis arrêté sur ARTE, il y avait alors, une espèce de cérémonie, avec des gens bien habillés et bien coiffés qui, de leurs grand yeux savouraient des extraits de spectacles de danse.

D'avance je précise, je n'y connais rien, je dirais même plus, que dalle. Les termes, ce que c'est censé être tout ce blabla d'artiste visant à diviser le monde en deux, ce qui s'y connaissent et les autres. J'exprime donc, ce que j'ai vu, pensé et ressentit avec mes mots assez limités.

Il y eu un mec, qui lève la jambe vachement haut, qui étudiait un style de danse contemporaine, avec des gestes les moins fluides possibles, on aurait cru voir des cassures, des postures étranges, comme si les coudes étaient montés à l'envers. Et pourtant l'ensemble semblait harmonieux, comme quoi des danseurs clochant à l'aspect un peu gauche, restent tout de même fluides.

Mais il y eu aussi, un moment, dans cette cérémonie, bien plus intense en ce qui me concerne, pendant lequel un mariage entre rythme, puissance, sensualité et sensibilité s'est réalisé, une bien belle alchimie, pour égayer l'attente de Morphée.
Taper du talon, et claquer des doigts, faire tourner ses poignets, donner une forme à la musique, ça ressemblait à ça, l'incarnation de la musique comme une chose plus réelle qu'audible. C'est un peu flou, j'arrive à peine à me l'expliquer avec des mots, mais dans ma tête l'idée est claire, désolé l'USB sur le crâne n'existe pas.

Une danseuse de flamenco envahi l'écran, accompagnée par un petit trio (la vidéo qui suit n'est pas celle que j'ai vu, j'ai pris ce que j'ai trouvé, mais c'est bien aussi)
Je vous laisse regarder.


C'est décidé, ma femme devra savoir le danser!
Par Martin Greere - Publié dans : Morceaux choisis - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Jeudi 14 mai 2009
       Ca doit bien faire, oulà, quelques mois que je n'ai pas étaler mon inculture sur la toile. C'est vrai que maintenant avec internet, tout le monde, du fin fond de sa campagne, dans un HLM, même dans un parc, ou sur le trône pendant qu'on défèque tranquillou, on peut mater ses mails, s'astiquer la courge, voir la météo à Téhéran, écouter la radio dans toutes les langues, et trouver la recette du space cake.

Il doit certes y avoir une recrudescence des escarres aux culs et des ampoules aux bouts des doigts, du gras autour du bide qui déborde sur les pantalons, des mecs qui font du 95C, et des faces de Nosferatu, mais l'encroûtement ne serait pas la clé du bonheur et l'évolution logique de l'homme, depuis son état de cellule, jusqu'à son probable futur état d'astre incorporel.

J'en sais rien, et à vrai dire, je m'en branle, d'ailleurs je trie juste le verre, et encore, pas quand il pleut.

Bref, tout ça pour dire, que de toute façon ce que je vais mettre ici, il y a de grande chance pour que vous le connaissiez déjà, donc rien d'extraordinaire, si ce n'est cette splendide introduction à la suite qui se termine juste au point que vous voyez juste après ça. (<---- c'est la fin de l'intro la!)

Commençons donc avec ce qui pour moi est le second meilleur passage d'un des meilleurs films, que nous devons en partie à la pollution de la Terre, vu que l'homme pollue uniquement par sa présence, mais c'est un autre débat!
Dans cet extrait, outre la danse, le sang, l'ambiance, j'aime particulièrement la musique.



Nous continuons ensuite avec un film bien barré, que malheureusement aucune de mes connaissances n'a su apprécié, tant pis petit plaisir égoïste.

Pourquoi ce titre....euh....A cause des strings!

 


Notre petite ballade nous conduit ensuite sur une scène, qui à mon avis à fait se demander à tout être normalement constitué, enfin selon la norme établit par des mecs en blouses, si on était vraiment normal.


Et pour finir, un bout de film pas vraiment connu, enfin je crois, j'étais tombé dessus par hasard il y a quelques années, sur TMC, bien avant la TNT, un film comme on en fait plus, avec des effets spéciaux du futur des années 90.
D'ailleurs les films de ce style tout nouveau, on en voit pas vraiment, c'est dommage je trouve :-(


 

 

Par Martin Greere - Publié dans : Morceaux choisis - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Lundi 11 mai 2009
      Il n'y a même pas 1 heure (j'ose pas dire 10 minutes), pendant que je cherchais doucement de quoi réduire mes prunes à l'état de raisins secs, le Loto passa à la télé, en direct avec un pingouin de présentateur, qui a sortit une blague magnifique, et surtout d'un autre monde.

Alors déjà un truk que je pige vraiment pas, le chose jackpot, de longue il nous sort les endroits où les gens l'on beaucoup gagné, déjà que je joue pas au Loto, franchement on s'en branle bien de savoir que à Pau ils l'ont gagnés 21 fois depuis l'an 2000, d'ailleurs j'étais en train de me branler.

Et donc, roi de la blague préparée et des jeux de mots d'outre-tombe, sans doute écrits par Sébastien Folin ou Thierry Becaro pendant qu'ils chiaient un estron long comme une jambe, le présentateur ose sortir une merde verbale des années 30, je le cite :

"Vous l'aurez compris, à ce jeu, il faut du "Pau""

Mon Dieu, faîtes payer leurs descendances, je vous en supplie.
Par Martin Greere - Publié dans : Morceaux choisis - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Vendredi 8 mai 2009
       Je n'ai pas encore mangé, juste un peu de confiote sur un bout de baguette, qui était rassit à l'achat, ramollie dans un café bien corsé accompagné d'un verre d'eau et d'un soleil à peine voilé. C'est beau les jours fériés. Certes en 45, il devait être plus beau encore.
       Je n'ai pas encore mangé aussi du fait que je me suis étiré il y a peu, il faut dire que hier soir j'ai bien remplie ma vessie, j'ai même palabré un brin en espagnol, comme quoi en six heures on retient des choses.
       Je n'ai pas encore mangé et pourtant sa tonne et résonne déjà, si les plantes avaient des oreilles, celle dont je m'occupe, par pure sympathie envers le bipède féminin qu'est ma colocataire, serait sourde.

       Hier soir, dans un bar. Je n'essaie même pas de mentir en inventant que j'ai dormi comme un loir. Donc hier, après une dure journée de labeur, un petit réconfort gastronomique ressemblant étrangement à une pizza au chèvre accompagnée d'une bibine, le programme télé ne m'inspirant pas des masses, mes pieds équipés de magnifiques chaussette et de baskets me trimbalèrent jusqu'au bar, les bougres!

       En parlant de ça, je me souviens quand j'ai été acheter des baskets, en fait je cherchais les même que j'avais déjà et qui se faisaient vieilles, et vu que le lacet avait cassé, les remplacer devint une priorité indéniable, après avoir écumer une dizaine de magasin de chaussure, je tombai nez à nez avec le Saint Graal estampillé Adidas, je n'ai jamais marché que un nuage, mais ça y ressemblait, une sensation de légèreté et de douceur intense firent secréter de l'endorphine à mon hypothalamus.
       Ce souvenir, me renvoie à un autre, où je me retrouve transformé en pilier accoudé à un bar, pestant intérieurement d'avoir oublié mon savon qui m'aurait été fort utile, mon interlocuteur me lavant de postillons, pour me narrer une histoire aussi inutile que les miennes, sur des chaussures à 300 €, car selon lui dans la vie l'essentiel est de ne pas avoir mal au pied, le reste est secondaire. C'est un point de vue.


       Bref, revenons à l'histoire principale, car j'ai des pieds mélomanes qui me conduisent là où il y a de la musique, en fait c'est un 5C, Cyber-Café-Coiffure-Concerts-Culture, j'invente pas c'est écrit sur le programme. Un quintette équilibriste perché sur un embryon d'estrade - j'ai déjà vu plus petit - assure le spectacle, et un public encore sobre l'applaudit. C'est tôt, à peine 22h. Petite description sur le papier "pop rock blues", ça m'a étrangement fait penser à la playlist de Rire&Chansons. Ca joue, ça boit, ça applaudit, ça papote.
Par contre le problème, les gens y viennent surtout esgourder de la musique, dès que le groupe à la gorge sèche et s'arrête, un vent de panique entraîne les spectateurs au dehors, même si c'est pour se geler les miches, et petit à petit ils s'en vont sans doute rejoindre Morphée, ou baiser.

       Profitant de ce long week end pour me pochtronner un petit coup, je taillais la bavette avec la barwoman, et j'arrive enfin au sujet de mon article. Donc nous discutions de je ne sais trop quoi, musique, vacances, ou voyages, pendant que de ses deux mains elle nettoyait la machine à café - oui, les femmes savent faire deux choses à la fois - un client vint la troubler en lui demandant une boisson hautement désaltérante. Une fois la commande passée, elle me regarda perdu dans son esprit "Je faisais quoi déjà?....Ah oui je nettoyais.", et reprenant son activité armée de son éponge elle me tint à peu près ce langage en souriant "Ta tête ma inspirée."

Par Martin Greere - Publié dans : Nuit - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Lundi 27 avril 2009

Bon après ce débarquement magnifique en Espagne, vers 21 heures, je commence à sentir la faim. Je regarde dans mon super routard, et à part des choses en centre ville ou pommées de l'autre côté, pas grand chose pour manger, j'entreprends donc une approche en anglais.

« Where can i find something to eat? », pour réaliser cet exploit j'utilise la bonne vieille méthode du « mâchage » qui consiste à exprimer à haute et intelligible voix uniquement les mots utiles, dans le cas présent « where » et « eat ».


Et ce qui n'était pas indiqué sur le site de l'auberge que je n'ai pas vraiment lu, c'est que les gonzesses sont de vraies tour opérateurs, tu demandes où tu peux manger, et elle t'indiques tout les endroits de la ville, et même juste pour sortir acheter des clopes (je ne fume pas, petit renseignement pour les futurs cancéreux que je côtoie et qui m'ont demandé d'en ramener). Par chance, à deux pas de l'auberge, il y a deux rues avec des restaurants ou des choses pour manger vite fait, enfin vite fait....à condition d'être compris.

Et ce qui n'est pas écrit dans les guides, sans doute pour d'obscures raisons de bien-pensance de mes couilles, c'est que y'a des moulons d'asiatiques, indiens, et sud-américains dans les restos, et donc il ne parlent que l'espagnol...Donc même si le catalan est pas loin du français et du provençal, ben on oublie, personne le comprends, et donc « manger » se dit « comer », c'est con, mais utile.

Et même les serveurs parlent vite, même très vite, surtout quand on comprend rien.

Pour finir la journée, et surtout en finir avec cette position assise que je n'aime pas des masses, je suis rentré rassasié pioncer quelques heures.


Ce second volet clôt la fin de ma première journée au-delà des Pyrénées.

 

Par Martin Greere - Publié dans : Morceaux choisis - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Lundi 20 avril 2009
       Après avoir hésité entre Madrid ou Barcelone, j'ai opté pour dépenser mes sous en Catalogne, mais ne parlant pas un mot de la langue de Juan Carlos, j'entrepris de suivre une pensée biblique des Oaïstar, à savoir :

"Moi j'aime bien voyager
Voyager intelligent
J'apprends les langues des contrées
Pour parler avec les gens"


L'objectif était d'apprendre un minimum en une semaine, puis le boulot et ma flemme viscérale m'ont conduit à tenter de réaliser un exploit : apprendre une langue en 6h de voyage de train.

Une de mes premières images de l'Espagne se trouve, après les flics qui regarde ma photo coincée entre deux films plastiques à la sortie du train, derrière un comptoir où on paye 1€50 le café. C'est cher, puis ça l'est moins quand la serveuse se tourne vers la machine et nous montre un tout autre profil fort intéressant. J'y toucherais bien, puis c'est moins cher pour se réveiller...

Le périple se poursuit dans un train de la Renfe, sans doute la SNCF de chez eux, rustique, on dirait un RER, les gares défilent, les voisins viennent et s'en vont, en tout cas une fois arrivé je saurais dire "prochaine gare" en espagnol et catalan. Bon j'écourte un peu, vu qu'il n'y a rien eu d'amusant à raconter.

Arrivé à la gare de Sants, je prends l'escalator entouré de chinois, je repère une personne dans le train depuis Montpellier aussi. Oui j'ai pris le train depuis la ville où y'a plein de punk et de touristes pour me lever moins tôt. Et donc j'ai suivit les gens qui venez de France, parce que pour sortir avec les ticket de chez la SNCF ben en Espagne c'est pas compatible.
J'arrive donc à sortir, et je me suis trouvé face à ma deuxième image de l'Espagne, un océan mécanique jaune et noir à perte de vue, tour à tour "Libre" et "Liure", puis une question existentielle me vint à l'esprit "Où suis-je?!"
Dans le routard que j'avais préalablement acheté, il y avait une jolie carte avec l'endroit où je devais aller...Mais savoir où on est c'est pratique.
Dans le train j'eus tout de même le temps d'apprendre à demander mon chemin et à comprendre les directions, après 5 minutes de réflexion, une charmante famille de deux hommes, une femme et un bébé, m'indiqua le lieu où nous étions.

C'est partie en route pour l'auberge!! Tout droit, et ooop à gauche!! Huit heures que j'ai pas cagué! Un chiotte pour tous merde!Le droit à tout être de caguer dans un lieu propre et decent est baffoué!
Une très belle fille ouvre la porte de l'auberge et elle tire pas la tronche, comme quoi, le commerce marche pareil, bon par contre j'ai pas appris à dire "J'ai réservé un lit"....On pense pas toujours à tout.
Et pendant qu'elle m'explique en anglais à une vitesse inimaginable, ça parle vite les espagnols, où sont les wc, mon lit, la cuisine, je me dit "Merde! Comment on dit "Ca vous dit de boire un verre?""... On oublie toujours des choses tellement évidentes!

La suite une autre fois ^^
Par Martin Greere - Publié dans : Morceaux choisis - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Mercredi 1 avril 2009
       Parfois on se sent seul dans la foule, c'est pas mon cas, je suis assis sur une chaise et je ne me sens pas seul, mais je ne savais pas du tout comment débuter cet article sans entrer dans le vif du sujet d'emblée et perdre toutes mes munitions comme un con pour vous faire saliver des secondes durant.

Venons donc à nos moutons je vous prie. Aujourd'hui après avoir affronté des pluies diluviennes que seul Noé en son temps avait vu, nous pûmes, ma patronne et moi, nous réfugier dans sa Classe A (eh oui c'est une patronne), nous avons viré sur la droite, la gauche, par moment nous allions même tout droit, c'est une habitude des automobilistes qui s'adaptent à la biscornuité des rues, les cons.
Avec l'aide d'autres congénères nous avons même fait fondre la callote glacière, tué des insectes et fait s'échouer des baleines, trop bien!

Et pendant que nous enterrions joyeusement l'avenir, de son index droit, elle (ma patronne suivez un peu!) nous envoya directement sur France Culture. C'est un peu grâce à elle que j'écris un article avec du passé simple.
C'est dingue comme les gens peuvent déblatérer des conneries avec un vocabulaire soutenu comme on en fait plus, bordel!
Je ne suis évidement pas au niveau, je ne peut écrire un article sans un juron, sinon ce n'est pas moi, sans doute un autre dans mon corps, avec mes poils, et mon vier, mais pas moi. Alors que eux, débitent des cagades foudroyantes sur la minéralisation de l'escaladeur, sur le "moi" dans son canapé et le "moi" pas dans son canapé, sans tortiller.
Enfin ce n'est pas réellement un problème vu que de toute façon mes chaussettes n'ont pas changées de couleur et j'ai cagué marron, tout va bien dans le meilleur des mondes.

En réalité ce qui me pose un problème avec ce type de radio d'obédience intellectuellique, c'est le ton des gens qui viennent y bavasser, ils ont tous la même manie qui les poussent à dire des choses telles que "Le temps imaginaire, celui des physiciens, pas le temps réel des escaladeurs qui sont dans le moment présent. Le temps imaginaire celui des photos, comme quand on regarde une photo de Turlu Tutu dans le quatrième mouvement de l'Abattoir, c'est la saisie d'un instant présent perpétuel, comme lorsqu'on grave un film sur le silicium du DVD, alors que pour Turlu Tutu au moment de la photo il était dans le temps présent, maintenant il ne l'est plus...."

Putain! Tous ça pour dire que quand tu pratiques la varappe il faut rester concentrer et ne pas relâcher l'effort. En fait c'est comme souvent, les mecs qui savent une chose vont en étaler jusque sur les bords de la tartine, et quand il n'y a rien à dire, ils ont cette faculté à rajouter des exemples à la con.

Et tout ça sur le même ton monotone, il arrive qu'on ne distingue même pas les deux intervenants, même les jingles musicaux de rubriques sont mous, les pubs sont molles, on ne se rend même pas compte qu'il y a un changement. Ca fait fond sonore.

Dimanche à cette heure-ci je serais à Barcelone.


Par Martin Greere - Publié dans : Morceaux choisis - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Samedi 28 mars 2009
       C'est triste un tambour de machine à laver qui tourne, quand la lessive mélangée à l'eau coule sur le hublot, c'est triste, et encore plus quand on se retrouve à payer trois euros pour ce spectacle affligeant. Une demi-heure, trente minutes intenses de douleurs, pendant que son linge se fait houspiller sans qu'on ne puisse rien faire.

Et on tourne à droite....Et on tourne à gauche...Et on retourne à droite...Et on retourne à gauche.... Putain, et l'idée qu'on a eu d'amener un livre de Desproges n'améliore pas la situation, limite on se sent poète d'estrasses à vouloir commenter les cagades de cette laverie automatique, dans laquelle nos pieds flic-flac-floc dans la flotte, pendant que Monsieur postérieur s'étouffe sur une planche de bois faisant office de banc. Il est gentil le mec, la machine à une voix de femme, jamais on aime autant recevoir des ordres que par des machines avec des voix de femme.
"Au rond point prenez la deuxième sortie à droite", j'en frissonne encore, mais hier j'ai entendu le plus bel ordre qu'une femme puisse formuler "Essayez l'autre fente".

Pendant que l'herbe pousse dehors, ma lessive se finit, un mec gominé avec un grin de beauté à la De Niro est venu laver ses slips aussi, une petite discussion nous rappel que nous ne sommes que des hommes :
"J'ai pas l'habitude, comment on fait pour la lessive?
- Ben tapez 50!
- Justement - Tu Tu - Machine 50 introduisez 40 centimes .... Essayez l'autre fente - Heuresement qu'elle parle celle-là!
- Ouais....Allez au revoir!"

Le monde va mal en ce vendredi (oui l'histoire est de hier en fait), alors que je fait route depuis la laverie jusque chez moi, la route du port est bloquée à la circulation, en effet des hordes de bambins pas plus haut qu'une pomme (ils sont vraiment petits) manifestent devant la mairie! De peur de représailles face à mon ignorance je n'ai pas osé aller demander à leur porte-parole ce qu'était ce merdier. En fait je m'en foutais un peu beaucoup, et surtout le linge mouillé sa pèse, putain!

"En revenant de Nantes, lalala"


Y'en a qui se plaignent que quand ils nettoient leur voiture le jour même, dans la nuit, ou le lendemain il pleut, ben cet réalité aussi sinistre que marrante m'arrive à chaque fois que j'étend mon ligne dehors... Ne nous apitoyons pas, je suis bientôt en vacances, et puis ce n'est que du linge, il peut pas se plaindre le con, et quand bien même de quoi oserait-il se plaindre avec ce que je lui fait vivre, il devrait être redevable et être indéchirable et infroissable, au lieu de ça il fait des moulons de plis, gondole du col et perd des fils. Que la vie est triste quand on est un fringue.

Dans la semaine une magnifique pub avec du rouge et du noir, sans doute imprimée par Jeanne Mas (hu hu!), s'est gentiment faite distribuée dans ma boîte aux lettres par un enfoiré qui ne prend pas la peine de pousser les pubs jusqu'au fond, parfois même il les accroche à la poignée de la porte. D'accord, c'est chiant comme boulot, mais tout les mercredi matin je dois les enlever du bord de la boîte des fois que le facteur ait quelques factures à y déposer.

Et donc cette pub, de KFC, m'a donnée envie, voir tout ce poulet maltraité et panné m'avait donné l'eau à la bouche, j'entrepris alors de dépenser quelques euros de diesel histoire de me sustenter.
J'aime bien l'intérieur de KFC, le sol qui pègue, des menus avec des noms à la con. Les serveurs étaient tous obèses.
Et comme souvent, j'arrive où je voulais en venir, en sortant de là, un gars m'interpelle, il faisait du stop sur le parking, c'est pas con, après avoir exposé nos arguments contraires et similaires, je lui dit de monter. En route nous papotâmes, comme font souvent les gens, c'est pas con comme habitude. Et donc pendant que j'usais la gomme à faire un détour, ma bouffe refroidissait, et nous pûmes vivre un moment d'émotions:
"Je sais pas c'que t'as pris mais ça sent bon!
- Ah je sais pas trop j'ai demandé conseil à la serveuse, j'ai pris le plus gros.
- Mais ça va pas refroidir?
- Baaah, j'ai un micro-ondes!
- J'ai vendu le mien au puce dimanche..."


Putain vendre un micro-ondes, sans déconner!

Et hier soir je me suis endormit devant un épisode des Simpson, même pas à minuit, ça fait du bien de pioncer.

Je part à Barcelone du 05 au 08 avril, je parle pas un brin espagnol ^^

Par Martin Greere - Publié dans : Flai - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Mercredi 25 mars 2009
       A l'heure où j'écris, il y a des riches qui richent et des pauvres qui pauvrent, et tout ça sans prendre de pause les cons! D'ailleurs, j'ai oublié, au même moment que l'instant présent les cons connent à fond!

[Mode RP ON] J'enlève mon dentier et je mords ma langue : "C'était mieux avant!" [Mode RP OFF]

Petites exceptions grammaticales, en ce moment, les travailleurs s'alcoolisent, et les souvenirs se noient. C'est dommage dans un sens, on devrait plus souvent apprendre à nager à nos souvenirs, histoire qu'ils restent à flot et qu'on puisse les raconter des heures durant, plutôt que de batailler avec des morceaux de bribes de souvenir.

"Je me rappel d'une fille, je sais plus où, ni quand....d'ailleurs c'était une fille?! Bref, en tout cas il faisait jour ou nuit, et j'étais dans la rue, et d'un coup, je me suis réveillé dans un lit à poil...euh...ouais...enfin il manque des bouts, mais en gros le lendemain j'étais tout nu dans un lit ou un canapé et euh....ben en fait j'étais chez moi là...Ah ouais!! Non! En fait, la fille je l'avais rencontré au bar et elle m'a dit que j'étais sympa... C'est tout..."

D'un côté on passe plus pour un con à oublier plutôt que parce que l'histoire est nase, ça ce vaut à mon goût.
Preuve une nouvelle fois de la connerie chronique de l'homme et de la femme*, arriver à donner un ordre de préférence à deux cagades!
J'y pense, au lieu de faire des études pour prouver qu'une femme souriante attire plus de mâles que si elle tire une tronche qu'on dirait qu'elle porte tous les malheurs du monde, il serait intéressant d'observer les quéquettes et les foufounes dans leurs habitats naturels, afin de connaître ceux qui connent le plus.

Tout ça m'éloigne pas mal de mon idée de départ qui était de vous annoncer que dans 9 jours exactement, je serais en congé pour 1 semaine! Eh oauis!

A moi siestes et boustifailles à péter l'opercule, glandage et soirées, esprit libre et insouciance, dépenses diverses et ciblées!
Pour faire simple je dirais en un mot "Putain!", en développant un petit peu "Putain! Ca va être bon!", pour plus développer on va attendre mon retour.
Restons réalistes, le futur peut être bandant, mais le bon souvenir fait à coup sûr vibrer de l'intérieur.

*l'égalité des sexes prôné par des follasses m'oblige à citer ces êtres qui nous font monter la sève.


Par Martin Greere - Publié dans : Vite fait - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Mercredi 18 mars 2009
       Hier soir, oui souvent il se passe des choses le soir, en même temps la journée j'use ma corné sur mon meilleur ami japonnais Fujitsu-Siemens. Je disais donc, hier soir, un vent frais vînt m'emporter du boulot jusqu'au pays des lutins.

Des gros chapeaux verts, de la flûte, des chants, du violon, des mains qui claquent, une marée humaine, des litres par terre, dans les airs, dans le gosier, et des rires. Pour les ermites, c'était le St Patrick Day.
Eh oui, en gros c'est comme la fête de la bière allemande avec de la musique celtic pour le plaisir de s'égosiller à demander sa bibine - CARLSBERG!!!! - puis se retrouver avec une 1664 ou une GUINNESS.

Parlez à des gens, rien comprendre et répondre, parlez, boire, parlez encore, boire encore, et sourire toujours. Puis on s'en va gigoter dans la foule, se coller aux gens, chanter et tapper du pied. En gros vivre.

Et on finit par avoir les amidales qui baigne, l'heure tant attendue de s'aérer le gland, il paraît qu'il y a un coin à l'abri des caméra de surveillance de la gare, d'ailleurs tout les gros porcs viennent s'y vider. C'est le tour d'un fou quand j'arrive, armé d'un appareil photo venu d'une autre planète il prend toutes les faces de cul qui passent par là, d'ailleurs il clichète mon cul velu, si j'avais su j'aurais fait une ré à droite.

La magie de ces soirée là, c'est comme si on était entre amis sans connaître personne, on dit aurevoir à deux-trois, puis on discute le coup, et là un petit bout de femme pas trop mal d'ailleurs s'étonne que je dise aurevoir depuis deux heures aux gens. Même les jolies filles étaient présentent, manquait juste les cacahuètes.

Donc si par hasard vous trouvez une photo d'un mec en train de pissé dans un coin entre un mur de béton et un mur vitré, qui montre son cul, avec un jean et un pull à capuche, donnez-moi le lien que je me marre ^^
Au fait l'appareil c'est un truc qui prend des photos comme dans le judas d'une porte, enfin c'est ce qu'on m'a dit.

Ah putain, comme c'est bon de vivre!

Par Martin Greere - Publié dans : Nuit - Communauté : Les Doigts Dénoués
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Que se pastis?!

"Tu lui donnes pas le nom d'un homme libre
pour lui mettre une laisse"

Source : J'ai toujours rêvé d'être un gangster

Poumpetitpoum

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Bip-Bop

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