Branlette estivale

Publié le par Martin Greere

       A l'instar de l'andouillette, la branlette n'est en rien une gâterie culinaire des pays froids, mais bel est bien un concept de glandouille extrême apaisant pour le corps et l'esprit, pas forcément pour les congénères qui nous entourent, mais au moins pour l'initié.

Certains voient cet aspect de l'être comme une dégénérescence de l'homme, qui pourrait conduire l'humanité toute entière à sa perte par le biais de son cousin le je-m'en-foutisme surtout. Quand je dit "cousin", entendons nous bien, le je-m'en-foutiste convaincu et pratiquant se rapprocherait plutôt d'un intégriste suivant la noble voie du "je m'en branle", mais les déviances, attirances, envies et tentations sont nombreuses ici bas, et la limite entre deux est souvent - pour ne pas dire toujours - floue.

Là où la branlette supplante le je-m'en-foutisme est qu'il s'agit d'un moment et non d'une croyance, un peu comme le français et le francophile étranger. L'un le vit tous les jours et ça lui devient banal, l'autre s'en réjouit à l'occasion.

La branlette sert à décompresser, à évacuer un stress naissant de tout son corps, des cheveux aux orteils, peut-être une future "médecine parallèle" enseignée et pratiquée en terrasse un pastaga dans la main à zieuter le ciel et n'y voir aucun nuage.

Tout de même, il faut faire attention, comme toute chose dans la vie, point trop n'en faut, la légumisation n'est pas l'objectif de cette thérapie du pauvre, à consommer avec modération et après avis de spécialistes.

Publié dans Vite fait

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