...les plaines étoilées...

Publié le par Martin Greere


...Plus personne ne riait, ne parlait, ne buvait. Tous nous regardaient. J'étais comme tétanisé de honte. Son regard glacial, je ne vis ni colère, ni haine, ni tristesse, ni crainte, ni peur. C'était froid, comme une lame de couteau qui vous traverse de part en part. Elle retira son stylo, arrachant ma gorge. Ca gicle sur l'assemblée de poivrot et son tailleur blanc. Je suffoque. Le sang coule au fond de mes poumons. Mes mains ne peuvent l'empêcher de couler et de s'enfuir de mon corps. Une nuée d'yeux éxorbités encerclent. Ma main glisse du comptoir, je m'étale par terre, mes bras s'agittent cherchant à s'accrocher. Elle essuie son stylo dans une serviette de table. Ma tête touche le sol. Elle le range. J'arrête de respier. Deux conos s'accroupissent pour m'osculter. Je ferme les yeux. "Un café bien serré, s'il vous plaît!" interpelle-t-elle le barman.

       Elle bu sa commande, ses talons aiguilles dans mon sang, paisiblement. Les clients se regardaient abrutit, le barman pâlot, on entendait le café couler en elle. Elle sortit, on appela la police. Elle fait partie de cette catégorie de personnes qui par son allure et ses attitudes nous rend inférieur. Vous savez, celles et ceux à qui on ouvre les portes par exemple. Elles passent, nous nous arrêtons béa d'admiration, comme si elles ralentissaient le temps...


(Bon cette fois ci un petit bout, voilà un rebondissement marrant, même moi je ne m'y attendais pas, a bientôt^^)

Publié dans Steph Opyca

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